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Nous finançons

Le Dépistage

Après un investissement pionnier de 45 000 euros en 2010 (date de la création de LINK) et de plus de 2 millions d’euros depuis, le dépistage reste la priorité de financement de LINK, qui soutient ainsi un programme novateur et ambitieux, impactant le coeur de l’épidémie du VIH en France.

Aujourd’hui, on estime que 25 à 30 000 personnes en France sont porteuses du VIH. Ces personnes sont, à leur insu, les principaux vecteurs de la propagation du virus dans notre pays.

En effet, une personne qui ne se sait pas infectée ne considérera pas avec la même impériosité la nécessité de protéger systématiquement ses partenaires sexuels. En outre, chez les personnes récemment infectées le nombre de virus circulant dans le sang est très important et les risques de transmission le sont d’autant plus.

Cependant, il est désormais scientifiquement établi qu’une personne séropositive sous traitement avec une charge virale indétectable ne transmet plus le virus du sida.

Un test de dépistage du VIH, le virus du sida, peut se faire après une certaine période qui suit une prise de risque. On peut aussi faire le test régulièrement pour savoir où l’on en est. Il existe plusieurs techniques (tests classiques par prise de sang, test rapide avec résultats en quelques minutes). Dépister de manière précoce les nouvelles contaminations permet de proposer immédiatement un traitement aux personnes séropositives afin de protéger leur santé et celle de leurs partenaires. Conduit par l’association AIDES, le programme de dépistage rapide communautaire que soutient LINK complète l’offre de dépistage classique en milieu médical pour aller directement à la rencontre des personnes socialement ou économiquement les plus vulnérables.
Dès lors, ce programme permet de détecter les nombreuses personnes qui ne se rendent pas dans les centres de dépistage classiques tout en restant dans le cadre de l’approche respectueuse et solidaire qui a fondé AIDES, et qui implique l’écoute et le soutien indispensable aux personnes qui découvrent leur séropositivité.

Les actions de dépistages menées par AIDES

Cliniques de santé sexuelle

 

LINK a financé pour 220 K€ la mise en place des Spots en 2016
LINK financera leur fonctionnement en 2017
Pour avancer très concrètement vers la fin du sida

 

Le Spot Longchamp à Marseille et le Spot Beaumarchais à Paris (en lien avec le « 190 ») :
Une offre originale et efficace  de santé sexuelle pour les personnes parmi les plus vulnérables au VIH
Outil indispensable dans l’objectif de faire cesser les nouvelles contaminations au VIH dans notre pays, ce programme fonctionne sur le model des cliniques qui démontrent une grande efficacité aux USA et en Grande Bretagne. (*)
L’objectif des programmes Spot est d’être un espace communautaire de santé sexuelle, essentiellement destiné aux gay, personnes trans, consommateur-rices de produits psychoactifs, travailleur(euses) du sexe ; au sein duquel les personnes peuvent trouver des réponses adaptées à leurs besoins pour leur permettre de rester séronégatives au VIH et aux hépatites.

Les points forts :

–  Le lieu : cosy et accueillant, central, accessible

–  Les horaires : en journée, mais aussi en soirée, le midi et le week-end

–  L’équipe : accompagnateurs communautaires, infirmiers issus des communautés, professionnels de santé formés aux enjeux spécifiques, assistante sociale,

–  L’accompagnement et l’accueil communautaire : écoute, non jugement, bienveillance, liberté de parole sans tabou, disponibilité. Des entretiens individuels de counseling sur les pratiques sexuelles, les consommations, les besoins en santé, les stratégies de réduction des risques connus/utilisés en fonction de ses pratiques, 
son vécu, de sa vie affective, de ses envies, de son parcours de transition/questionnement, les violences subies, …

L’offre proposée

Les dépistages de toutes les  IST, hépatites et VIH (TROD et sérologie),

Les traitements des IST, (et traitement des partenaires),

Des vaccinations Hépatites A, B et HPV,

– La mise à disposition de matériel de réduction des risques (préservatifs, gels, matériel d’injection et de consommation),

Possibilité de prescrire la Prep (prophylaxie pré-exposition),

Des permanences sociales pour l’accès aux droits,

Des consultations sexologie, psychologie, proctologie, gynécologique,

– L’accompagnement des parcours de transition,

Des ateliers collectifs groupes de parole (PrEP, chem-sex,),

« Les personnes accueillies nous disent qu’ici ce n’est pas pareil, qu’on prend plus le temps qu’ailleurs et qu’ils se sentent à l’aise pour aborder leur vécu et leurs pratiques sexuelles et leur consommation de produits » – (Un accompagnant communautaire).

« Être médicalement compétent avec des médecins, infirmier et des acteurs communautaires c’est une petite révolution, et c’est génial ! Je suis jeune médecin, et je suis enthousiaste d’expérimenter une nouvelle pratique médicale qui s’articule avec le savoir de AIDES en santé communautaire. Parfois on fait une consultation à trois, avec le médecin, l’infirmier et l’accompagnateur, si la personne accueillie y trouve plus de confort. On est à côté des personnes, pas face à face. Ainsi, le dossier médical est visible par l’usager qui peut éventuellement en discuter les éléments.» – Une médecin.

« Un lieu, le SPOT : trois espaces (communautaire, médical, infirmier), trois visages différents, qui s’articulent en complémentarité. On observe parfois que les personnes accueillies livrent trois discours différents, et c’est cela qui fait la richesse de ce lieu, reflétant la perception de notre identité constamment en mouvement» – Une médecin

* « Magnet center » à San Francisco

« Dean street » et « Mortimer market center » à Londres

http://vih.org/20170113/baisse-importantes-du-nombre-decouvertes-seropositivite-deux-cliniques-londres/138917

http://www.lemonde.fr/pathologies/article/2015/11/24/san-francisco-la-ville-ou-le-sida-ne-fait-plus-peur_4816361_1655270.html

http://paca.lecrips.net/spip.php?article476

http://www.anrs.fr/VIH-SIDA/Sante-publique-Sciences-sociales/Actualites/A-San-Francisco-la-PrEP-fait-deja-la-difference

http://m.yagg.com/2016/11/07/relovution-ou-lurgence-de-la-prevention-diversifiee-chez-les-gays/

Soutien aux personnes séropositives et aux malades

LINK soutien « Seronet« , forum et réseau social dédié aux personnes séropositives, qui permet l’écoute, l’échange, le conseil et l’auto-support des personnes concernées par le VIH. Plus précisément, le financement de LINK a permis le développement dans d’autres pays francophones, de cet outil internet qui associe AIDES, le Groupe sida Genève en Suisse et la COCQ sida au Canada.
Après l’annonce de leur séropositivité, pendant leur parcours de soins, au cours de leurs différentes pratiques ou face à un conflit juridique, les personnes peuvent avoir besoin d’être soutenues et accompagnées. Des entretiens individuels aux groupes de parole, de l’éducation thérapeutique des personnes sous traitement à l’accompagnement à l’injection des usagers de drogues, de l’organisation de débats publics à la réalisation de messages pour rendre le combat des personnes visibles… AIDES est présente auprès des personnes pour les aider à mieux vivre avec le VIH et les hépatites.

Le soutien, l’accompagnement… Ce sont avant tout des moyens de renforcer l’envie et les capacités des personnes à agir au mieux pour leur santé, à améliorer leur qualité de vie. Ponctuelles ou régulières, dans nos lieux de mobilisation ou dans une structure extérieure, ces actions sont souvent mises en oeuvre avec des professionnels de la santé, des experts du secteur juridique, social. Souvent pilotées par le groupe national Santé de AIDES, ces opérations se déclinent sous des formes très diverses : site web, publications, ateliers hebdomadaires, universités des personnes en traitement (UPT), université inter-régionales des personnes séropositives (UNIR+), week-ends thérapeutiques… Mais elles ne perdent jamais de vue leur vocation première, l’empowerment, qui permet aux personnes de prendre leur destin en mains !

Soutien et Accompagnement

Recherches appliquées

Les enjeux de santé et les enjeux thérapeutiques pour lesquels AIDES se mobilise sont multiples. Prise en charge globale, accès aux soins, lutte contre les effets indésirables, participation aux enjeux de la recherche, co-construction avec les soignants de programmes d’éducation thérapeutique… À AIDES, la recherche prend une dimension humaine, participative, collective. Elle mobilise les membres de la communauté à qui elle s’adresse (femmes, gays, migrants, usagers de drogues…), à tous les niveaux et à toutes les étapes du projet, et accorde la même valeur aux objectifs des personnes qu’à ceux des chercheurs. C’est une recherche communautaire.

 La recherche dans la ligne de MIRE

AIDES est peu connue du grand public pour son action de recherche et d’innovation, et pourtant… la recherche est bel et bien dans sa ligne de MIRE ! C’est pour mieux répondre aux enjeux de santé auxquels sont confrontées les personnes touchées par le VIH et les hépatites que AIDES a créé en 2007 un pôle de recherche baptisé MIRE : Mission, Innovation, Recherche et Expérimentation. Une recherche à dimension humaine, participative et collective, qui mobilise les chercheurs et les personnes séropositives pour trouver des solutions innovantes répondant à leurs besoins et aux nombreux enjeux de prévention de la maladie (dépistage, réduction des risques de transmission etc.).
Pour ce faire, AIDES travaille en partenariat avec des chercheurs, des professionnels de santé (sociologues, psychologues etc.) et tous les spécialistes compétents en matière de lutte contre le sida et les hépatites, en n’oubliant jamais l’objectif premier de la recherche: la prise en compte du point de vue et des recommandations des personnes qui en bénéficieront. Une fois le programme de recherche terminé et les résultats obtenus, AIDES en informe toujours les communautés concernées mais aussi les pouvoirs publics afin qu’ils déploient le projet de façon plus importante pour répondre aux véritables besoins sur le terrain. 

La MIRE a trois grands champs d’activité :

– Un champ d’innovation. Ce qui fait la spécificité de la recherche chez AIDES, c’est qu’elle s’assure toujours que les résultats produits sont mis en œuvre sur le terrain auprès des personnes qui en ont besoin, ce qui donne souvent lieu à la mise en place de programmes innovants. L’exemple le plus révolutionnaire est sans aucun doute le programme de dépistage rapide démédicalisé, dont la MIRE est à l’origine et qui a nécessité de nombreuses années de recherche et de pratique expérimentale !
– Un champ de communication vers l’extérieur. L’objectif pour AIDES est de partager son expertise en diffusant les résultats de ses recherches. Ainsi, la MIRE participe à différents groupes de recherche de l’ANRS (Agence Nationale de la Recherche sur le Sida), publie des articles scientifiques et communique dans des colloques pour faire connaitre les savoirs et les besoins des personnes confrontées au VIH et/ou aux hépatites.
– Un champ de recherche et de mise en place d’observatoires. 

Les recherches mais aussi les mobilisations sociales naissent de constats argumentés donnant lieu à la mise en place d’observatoires. Par exemple, l’observatoire sur la situation des étrangers malades a conduit à la mobilisation sociale et a servi de support pour revendiquer le rétablissement du droit de séjour pour soin des étrangers malades.
Actuellement, la MIRE travaille sur une vingtaine de projets, qui, tous, contribuent, à court ou moyen terme, à faire avancer la lutte contre le sida et les hépatites et à améliorer les conditions de vie des personnes touchées par la maladie.
Les projets de recherche et toutes les expérimentations qui en découlent sont majoritairement financés grâce aux donateurs privés de l’association AIDES.

Recherches & Innovation