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ART IS HOPE

ART is HOPE est une exposition-vente d’art contemporain organisée par rené-Julien Praz, avec la collaboration du CPGA.
Cette année ART is HOPE sera du 13 au 16 décembre 2017.
De nombreux artistes, galeries ou collectionneurs privés, français et internationaux,  se joignent à LINK pour ART is HOPE et font dons d’oeuvres (peintures, dessins, photos, structures…) pour cette exposition-vente.
Les bénéfices de cette exposition-vente, sont reversés à l’association AIDES pour financer ses différents programmes de dépistage.
> voir la page de l’évènement

Collection permanente – vente en ligne

Les artistes se mobilisent contre le sida

Reconnus ou émergeants ils nous offrent des oeuvres que vous pouvez acquérir afin de commencer ou de compléter une collection d’art contemporain

ASSELIN - copie

Limbs/Untitled Série Full Time Preferred : Portraits of Love, Work and Dependence 2010

Tirage pigmentaire 71 x 71 cm
Courtesy : l’artiste et Zero Down Inglewood

3 800 €
Michele ASSELIN

Née en 1972. Vit et travaille à New York et Los Angeles, États-Unis
Après des études de littérature comparée et de sciences politiques à Los Angeles, Michele Asselin s’installe à Jérusalem et collabore avec l’agence Associated Press pour laquelle elle couvre les événements dans la bande de Gaza et la rive occidentale. Elle regagne quelques années plus tard les États-Unis afin de se consacrer à son travail de photographe spécialisé dans le portrait. Mais c’est en s’installant à New York qu’elle développe pleinement sa carrière photographique en qualité d’« Editorial Photographer » pour le New Yorker, Esquire, the New York Times Magazine ou Wire.
Elle devient très rapidement une des photographes fétiches de New York grâce à sa série « Full Time Preferred » exposée internationalement. Aujourd’hui installée à Los Angeles, elle poursuit une brillante carrière couronnée par la reconnaissance de ses pairs et des collectionneurs qui s’arrachent ses séries, notamment « Hollywood Park Race » et « The clubhouse Turn ».

Miyoshi BAROSH

Née en 1959. Vit et travaille à Pasadena, États-Unis
La sensibilité du travail de Miyoshi reflète merveilleusement l’élégance d’une personnalité éprise de beauté et de rêverie. Pourtant, ne vous fiez pas à cette indolence toute réprimée qui anime son oeuvre. Certes, Barosh cultive avec brio une certaine douceur, signe distinctif de ses créations, mais ne vous arrêtez pas en si bon chemin : elle vous invite à aller au-delà du derme jusqu’à explorer le grain de peau.
Vous découvrirez qu’elle s’intéresse surtout à désamorcer frustrations et angoisses qui bercent notre quotidien en réhabilitant une culture populaire. Une imagerie bon enfant que Miyoshi Barosh camoufle derrière une oeuvre dense, multiple, qu’elle tisse comme un « ouvrage de Dame » en quête de sa vérité ; pour son bien-être peut-être mais plus sûrement pour les amateurs qui découvrent ses oeuvres. Je me souviens de cette magnifique pièce au titre prémonitoire Feel better qu’elle présenta en 2012 à Culver City. Miyoshi Barosh aime jouer avec les mots, les symboles.
Un travail distancié qui renforce notre conviction que la parole n’est en rien ennemie de l’action.

BAROSH

Monument to a Manipulative State of Well-Being (Barstow, California), 2013

Gouache sur tirage photo numérique 59,7 x 45,7 cm Courtesy : l’artiste et Luis De Jesus Gallery, Los Angeles

2 200 €

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Untitled, Mouth series, 2014

Plâtre armé, acrylique 46 x 43 x H 41 cm
Courtesy : l’artiste et Carole Ann Klonarides

1 500€
Mary BROGGER

Née en 1958. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Mary Brogger incarne à elle seule cette volonté d’être au service du geste et du sensible. Installée à Los Angeles, elle est reconnue pour une pratique artistique pluridisciplinaire incluant la sculpture, la photographie, les installations ainsi que la création d’objets et de design. Par son approche intuitive et livresque de l’histoire de l’art et du design elle contribue à donner à son travail une belle élégance, utilisant pour ce faire des techniques personnelles doublées d’une dextérité manuelle hors pair.
L’introduction de matières raffinées contribue à parfaire un ensemble à forte cohérence artistique, signe distinctif d’un travail désormais célébré et prisé par les collectionneurs.
« Mon travail, dit-elle, est ma manière de communiquer, faute de savoir le faire verbalement. C’est la raison pour laquelle je suis entrée en création ».

Brad EBERHARD

Né en 1969. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Brad Eberhard travaille lentement, construisant la surface de ses oeuvres à l’aide d’innombrables couches : il corrige, ajoute et retire de la matière et emploie une grande diversité de méthodes pour poser ses couleurs. Sous l’action combinée d’accumulation et d’érosion, les couches se fondent pour donner vie à l’oeuvre finie. Au final, presque rien ne transparaît de ce travail quasi géologique.
Les peintures de Brad Eberhard font référence au langage plastique et conceptuel de l’abstraction moderne : Klee, Ernst et Johns apparaissent au coeur des lignes de la composition en pavés et l’aspect architectural des nouvelles peintures d’Eberhard. Au fur et à mesure du travail à l’atelier, des archétypes apparaissent et disparaissent, une narration émerge et l’ensemble de ces éléments évoluent pour prendre place dans la composition. Les motifs se développent et s’évanouissent dans ces peintures qui suggèrent que l’abstraction est un phénomène humain universel.
L’artiste associe des références visuelles de cultures et de périodes de l’histoire diverses : totems, obélisques, drapeaux, masques, textiles tissés et d’autres preuves culturelles du glissement qui s’opère entre le symbole et l’abstraction.
Brad Eberhard a notamment exposé à : Thomas Solomon Gallery, Los Angeles ; Ameringer McEnery Yohe, New York ; Irvine Fine Arts Center, Irvine, Californie ; Los Angeles Contemporary Exhibitions, Los Angeles ; Tang Teaching Museum and Art Gallery, Skidmore College, Saratoga Springs, New York et au Torrance Art Museum, Torrance, Californie.

EBERHARD

Buoyancy Compensator 2015

Huile et collage sur toile sur panneau, encadrement de l’artiste 36 x 31 x P4 cm
Courtesy : l’artiste et Susanne Vielmetter Los Angeles Projects

4 000 €

FALLAH

Clutch, 2015

Acrylique et crayon de couleur sur papier 20,3 x 25,4 cm
Courtesy : l’artiste

1 300 €
Amir H. FALLAH

Né en 1979. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Amir H. Fallah aborde son travail récent comme un historien qui enquête et qui analyse mais un historien qui reste pleinement conscient du caractère imprécis de son travail. Il s’intéresse à la véracité et aux limites, mais ses dernières oeuvres confrontent ces questions dans une logique qui semble inversée : l’artiste prend comme point de départ la véracité douteuse de la photographie pour la transformer en peinture, un médium hautement suspect et indéniablement subjectif.
Tout commence avec un travail de recherche sur le terrain. Fallah pénètre dans une maison – jusqu’à encore récemment, il choisissait essentiellement les maisons de ses amis et connaissances – et y récolte parmi les possessions des habitants, des « preuves » de leurs histoires et identités. Son choix se porte notamment sur les objets prosaïques, ceux qui semblent porteurs d’une charge émotionnelle – une couverture afghane usée, une plante, une figurine, une poupée ou une paire de baskets. Ensuite, il dispose ses trouvailles autour de ses sujets, autant d’objets qui composent leur quotidien, et les photographie. Avant même la prise de vue, il a déjà édité et mis en scène l’image pour donner naissance à ses propres histoires.
Parfois il fait allonger son modèle sur une table en bois ou se percher sur un piédestal de façon dramatique à la manière des poses néoclassiques. Dès le début il n’y a pas de doute: c’est Fallah qui aura le dernier mot, c’est lui qui choisira comment il racontera ses histoires personnelles.
À lui le rôle de rédacteur en chef et ne comptez pas sur lui pour chercher à embellir ou à flatter ses modèles. Mais cette liberté n’est pas sans risques alors pour protéger ses sujets, pour leur éviter d’être mêlés à ses interprétations décalées et ses envolées imaginaires, il les dissimule en couvrant ou en entourant leurs visages et la majeure partie de leurs corps avec du tissu.

Devin FARRAND

Né en 1986. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Le travail de Devin Farrand prend pour référence un environnement naturel qui questionne l’illusion de la réalité. On remarque dans son oeuvre une absence, un vide créé par l’usage d’objets « blancs clinique » qui compense la vacance de peinture. Les deux confrontent le spectateur à un sentiment d’intimité. Il en va de même pour les tailles des oeuvres qui offrent une dimension similaire comme pour mieux conquérir l’espace humain.
Quant aux très grandes peintures, elles utilisent une surface tridimensionnelle dans le but de créer un sentiment de profondeur. Et le sujet lui aussi implique l’association d’objets utilitaires de taille humaine. Des caractéristiques qui in fine nous donnent suffisamment d’information pour formuler une question qui n’attend pas de réponse : « Je suis nettement moins enclin à illustrer une idée qu’à créer les circonstances d’un dialogue entre le spectateur et l’oeuvre existante ».

FARRAND - copie

OSB to Crush, 2014

OSB, tweed et pigments acryliques 49,5 x 95 x 6,5 cm
Courtesy : l’artiste

3 200€

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Drift Painting with broken vase N.2 2014

Laque, encre et tissu sur toile 56 x 76 cm
Courtesy : l’artiste Five Car Garage Santa Monica et Meliksetian-Briggs Gallery West Hollywood

5 500 €
David HENDREN

Né en 1978. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Partie intégrante de la jeune scène angeline, David Hendren démarre une carrière prometteuse en retenant l’attention de la Pollock-Krasner Foundation. Hendren travaille autant la peinture que la sculpture, donnant à voir des ensembles incroyablement homogènes et structurés dans lesquels l’usage du bois, de la peinture, du son et de la lumière participe à créer une dimension relationnelle forte avec les spectateurs. Chaotiques, denses, vernaculaires, les sculptures explorent une géographie architecturale suggérant une présence humaine.
L’artiste est en recherche de pacification avec l’espace, les formes et les volumes. Il y a la une double intention de souligner simultanément rythme et forme. David Hendren challenge les résistances physiques de l’oeuvre face aux formes anthropomorphiques de l’image. Il convoque tour à tour Duchamp, Bell, Miró, jusqu’à Arshile Gorky et Wilfredo Lam dans des « peintures paysages » d’une généreuse liberté. Une facture qu’il a su revisiter en prenant appui sur l’abstraction européenne du début du XXe siècle, assimilant avec subtilité de Stijl, Blaue Reiter et des courants plus contemporains, traduisant ainsi la réalité organique de la vie, rustique, sophistiquée, violente mais diablement séduisante.

Max MASLANSKY

Né en 1976. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Il n’est pas rare que les peintures de Max Maslansky aient pour sujet des scènes racoleuses, emplies de personnes dont les corps s’emmêlent, des corps que l’artiste arrache à leurs postures exhibitionnistes par son geste et au moyen de couleurs intimes et oniriques.
La plupart de ses oeuvres, qui font appel à la technique de prédilection de Maslansky – des couleurs qui s’étalent comme des tâches sur son support fait de vieux draps – ont pour origine les images de Red Light Lacuna (2011), une archive de selfies compromettantes et d’images érotiques ou pornographiques à ne plus savoir où se mettre, qu’il partage sur les réseaux sociaux. Quand on regarde les images de Red Light Lacuna, on se réjouit du malheur d’autrui, mais vu qu’il se compose principalement d’hommes, l’album propose néanmoins une observation sournoise de la stratégie opérationnelle du regard masculin.
Les oeuvres les plus récentes de Maslansky développent ce principe sous-jacent. Il y reproduit une imagerie inspirée des clichés des films pornographiques des années 70 et 80.
L’utilisation de draps usés confère à l’image un flou artistique et une sensibilité particulière. Pour contrer cette sensibilité, Maslansky met en scène des parties du corps devenues clownesques dans une dé-construction des fantasmes pornographiques qui transforme le regard du voyeur en une expérience lente et nébuleuse.

MASLANSKY

Ghostworld (fragment) 2014

Acrylique et gouache sur fragments de draps sur toile 56 x 70 cm
Courtesy : l’artiste Five Car Garage and Honor Fraser Los Angeles

4 200 €

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Jeudi, série « Profession : artiste, Les 7 slips de la semaine », 2013

C-print contrecollé sur aluminium – Édition 2/3 108 x 75 cm
Courtesy : les artistes

1 200€
MAZACCIO & DROWILAL – Élise MAZAC & Robert DROWILAL

Nés en 1988 et 1986. Vivent et travaillent à Paris, France
Menant de front un travail de collage et la pratique de la photographie, Mazaccio s’attache à déconstruire de manière grinçante de nombreux aspects du kitsch contemporain. Quant à Drowilal, son travail artistique se situe au croisement de l’art conceptuel et de la low culture, utilisant principalement le dessin et la photographie pour mettre en friction le mot et l’image. Dès leur rencontre en 2006, leur complicité est immédiate. Tous deux inspirés par l’art conceptuel, le cinéma et la photographie américaine et japonaise, ils prennent un vrai plaisir à concevoir ensemble leurs oeuvres, autant pour la prise de vue que pour la sélection des images.
Leurs photographies ne s’attachent pas seulement à décrire un lieu ou des sujets spécifiques, elles sont aussi un mode d’écriture qui leur permet de semer le trouble entre le réel et sa présentation. Mazaccio & Drowilal sont les lauréats du Prix BMW de la photographie et ont bénéficié à ce titre d’une exposition monographique lors de l’édition 2014 de Paris Photo.

Simon MORETTI

Vit et travaille à Londres, Royaume-Uni
L’artiste italien Simon Moretti s’est fait connaître internationalement, entre autres, par A Space for Conversation dans le Turbine Hall de la Tate Modern de Londres et par des expositions dont il a été commissaire, à Londres également. Il avait déjà participé à l’exposition collective Format dans ce même espace.
Par la pluralité de ses pratiques et techniques, Simon Moretti pose des interrogations sur l’art, la création artistique et la représentation des idées. La multiplicité des modes d’expression possibles, face à une création pléthorique, a souvent pour sources d’inspiration les échos iconiques de l’histoire de l’art dont notre culture de consommation se nourrit. Consciemment ou inconsciemment l’imagination de l’artiste stocke les rencontres esthétiques, assimile les expériences artistiques et incorpore les codes formels et autres symboles pour mieux les remixer en une nouvelle combinatoire et en de nouveaux matériaux qui deviennent expressions de sa personnalité.
Diversité des médiums employés – néon, tissu, plexiglas, poterie, canevas – et emprunts ou citations de travaux d’autres artistes, l’imagination de Simon Moretti l’emporte sur le modèle dont elle se libère pour aller vers de nouveaux possibles.

MORETTI

Portrait of an Ellsworth Kelly 2002

Huile sur panneau 25 x 30 cm
Provenance : Galerie Valentin, Paris Don collection particulière

2 200 €

NIKRAVAN

Bruise V, 2011

Acrylique sur tissu sur aluminium 30,5 x 40,5 x 2,5 cm
Courtesy : l’artsite et Various Small Fire Los Angeles

3 500 €
Amir NIKRAVAN

Né en 1983. Vit et travaille à Los Angeles, États-unis
Le travail d’Amir NIKRAVAN, jeune plasticien en vogue de Los Angeles, fusionne peinture, photographie et sculpture sur une surface faussement plane.
Il utilise l’espace négatif pour créer une représentation positive d’une image-objet, produisant ainsi des «natures mortes», peintures photoréalistes de tableaux qui questionnent finalement l’héritage de l’art.
Amir Nikravan a exposé ses oeuvres à ABC Berlin (Allemagne), Galerie Luce, Turin (Italie), Marque New Gallery, Milan (Italie), Greene Expositions, Los Angeles (États-Unis), Pepin Moore, Los Angeles (États-Unis), Jessica Silverman, San Francisco (États-Unis), Contemporary Arts Center, Irvine (États-Unis), Workspace @ Plateforme Art LA, Los Angeles (États-Unis), Las Cienegas Projects, Los Angeles (États-Unis) et Infernoesque, Berlin (Allemagne).

Stuart SANDFORD

Né en 1978. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis, et Londres, Royaume-Uni
Depuis l’obtention de son Bachelor of Art à la Sheffield Hammam University (Grande-Bretagne) en 2006, Stuart Sandford est engagé dans un cursus artistique qui l’a mené de New York à Berlin en passant par Rotterdam, Rome, Madrid et Vienne.
Ce jeune curateur, écrivain et photographe documente avec passion et un enthousiasme communicatif les scènes gay de ces capitales pour en saisir les idiosyncrasies les plus sociologiquement évocatrices. Fort de ce fond documentaire il a opportunément organisé deux expositions qui lui ont valu une notoriété naissante. Aujourd’hui, Sandford poursuit son travail de photographe à Los Angeles en s’impliquant et documentant la scène gay angeline.
Il développe une oeuvre qui affirme sans complexe son homosexualité, sereinement mais avec le déterminisme cher à cette nouvelle génération d’artistes. C’est d’ailleurs cette honnêteté et cette simplicité à être lui-même qui ont donné son titre à la présente exposition ART IS HOPE, cette dernière ayant été nommée d’après l’oeuvre de Stuart « Remove Clothes ». Une métaphore qui traduit l’esprit des scènes artistiques émergentes où les artistes expriment librement leur vécu par un dévoilement voire une mise à nue pudiquement débridée. Stuart Sandford ne fait pas exception à la règle.

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Remove Clothes, 2010

Néon jaune sur plaque acrylique 85 x 45 x 10 cm
Courtesy : l’artiste

4 600€

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Keyhole Still Life 2014

Huile sur masonite, socle en noyer 30,5 x 38 x 14 cm
Courtesy : l’artiste et Carole Ann Klonarides

2 300€
Elizabeth TREMANTE

Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Si Elizabeth Tremante possède en elle la sagesse d’accepter que tout n’est pas parfait dans la vie, elle tend pourtant à donner à son oeuvre l’excellence de l’observation en perpétuant la tradition de la peinture paysagiste, utilisant les méthodes traditionnelles de l’observation in-situ, travaillant esquisses, dessins, études des plantes, lumière, couleurs du temps et topographie des lieux. Mais Elizabeth donne à cette tradition une nouvelle modernité en inversant certains codes, renversant, par exemple, la vue panoramique comme le premier mode pour représenter et conceptualiser un paysage.
Elle exploite l’abstraction de l’espace en jouant sur les formes et les couleurs, en les densifiant pour représenter roches, mares, flore et faune. Son intérêt consiste à capturer l’intime du paysage en opposition à une illustration souvent passive de ce dernier. Elizabeth Tremante donne du temps au temps.

TURSIC & MILLE – Ida TURSIC et Wilfried MILLE

Nés en 1974. Vivent et travaillent à Dijon, France
Depuis leur rencontre à l’École des Beaux-Arts de Dijon et le début de leur oeuvre commune au début des années 2000, les peintures figuratives d’Ida Tursic et Wilfried Mille interrogent le fantasme et la réalité, le visible et sa représentation. Leurs grandes toiles « recyclent » des images préexistantes extraites de magazines, de films, de sites Internet ou d’autres médias. Celles-ci sont recomposées par ordinateur et repeintes à l’huile ou à l’aquarelle.
Le travail à quatre mains tel qu’ils le pratiquent est aussi vieux que l’histoire de l’art, cependant on cherche toujours à identifier la part de l’un et de l’autre. Or à la question du « qui fait quoi ? » le duo se contente d’indiquer que chaque pièce fait l’objet d’une double intervention. Les deux artistes représentent des scènes où se côtoient le glamour, la pornographie, la mode, le luxe et la mort.
Ils peignent leur réalité contemporaine.

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Love Crazy, 2010

Huile sur papier avec glacis rose 100 x 70 cm
Courtesy : les artistes et la Galerie Pietro Sparta Chagny

7 000€

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14 by 11 (wall #1) 2013

Mylar miroir, résine uréthane et technique mixte sur contreplaqué 28 x 35,5 cm
Courtesy : l’artiste et Paul Kasmin Gallery New York

2 700€
Carrie YAMAOKA

Née en 1957. Vit et travaille à New York, États-Unis
Les oeuvres de Carrie Yamaoka offrent cette étrange sensation que quelque chose échappe constamment : la couleur, la surface, la profondeur, l’appréhension totale, la proximité, le reflet, l’absence de reflet, la maîtrise… Oui, c’est cela, la maîtrise échappe au spectateur. La scrutation devient problématique. Vous vous déplacez latéralement au point limite pour appréhender l’oeuvre dans son ensemble et tout à coup votre reflet s’inscrit précisément à l’intérieur et tout devient flou. Comme si l’oeuvre avait sur vous un droit de regard. Il n’y a pas vraiment de secret de fabrication.
L’une des techniques de Carrie consiste à verser de la résine fondue dans un moule doublé d’une feuille de mylar réfléchissant. Parfois l’artiste ajoute des pigments ou un nuage de couleur et parfois beaucoup plus, poussant vers l’opaque même si l’identification de la teinte reste indéchiffrable et changeante. Une corporéité qui n’est pas vraiment ni seulement matérielle, lien qui relie Carrie Yamaoka à tous ces artistes qui ont prolongé et souvent inversé le minimalisme, de Felix Gonzales-Torres à Roni Horn.

Bruce YONEMOTO

Né en 1949. Vit et travaille à Los Angeles, États-Unis
Reconnu comme un exceptionnel et remarquable créateur vidéaste avec son frère Norman (récemment disparu), Bruce Yonemoto, issu d’une famille Japonaise, a dû affronter bien des vicissitudes liées à son histoire et identité.
Il crée en 1976 les KYO-DAI productions et développe une oeuvre à la frontière de l’art et de la télévision. Les frères Yonemoto considèrent alors les mass media comme un nouveau moyen de domination du genre humain. Les vidéos et photographies de Bruce invitent le spectateur à regarder systématiquement au-delà des apparences et incitent chacun à reconnaître le rôle joué par les médias dans la perception de notre identité, de notre réalité et de nos fantasmes. Une conception hollywoodienne de la mise en abyme de l’image dans laquelle les « soap Opera », les publicités et les films made in L.A. deviennent des références incontournables pour Yonemoto.
C’est toute une déconstruction psychanalytique freudienne qui entre dans son univers photographique et filmique et qui fait de cet artiste une référence rare et respectée de la scène artistique angeline.

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Boy with a Basket of Fruit Série Beyond South : Vietnam (Caravaggio) 2010

Tirage pigmentaire Édition 1/7 66 x 68,5 cm
Courtesy : l’artiste et Carole Ann Klonarides

6 000€